Parler de la famille / de politique familiale – à partir du niveau B2

Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/etats-unis-les-americains-ne-font-plus-d-enfants_3681989.html  / Date de publication : 30/10/2019 / Durée de la vidéo : 3’35’’ / Compétences : compréhension orale – vocabulaire – production orale / Objectifs : parler de la famille – de politique familiale

 

Entrée en matière :

Dans votre pays, à quel âge commence-t-on à faire des enfants en moyenne ? Comment l’expliquez-vous ?


Visionnez le reportage 2 fois :

 
Questions de compréhension :
 

1/ Faites le portrait de Kelley Dennings. 

2/ Pourquoi a-t-elle choisi de pas avoir d’enfants ?

3/ Pourquoi les femmes américaines retardent-elles la venue de leur premier enfant ? 

5/ Quel est l’opinion de la professeure de Santé Publique ? 

6/ Pourquoi le couple Salguero ont-ils choisi d’avoir seulement un enfant ? 

7/ Quelles solutions proposent les grandes compagnies américaines pour faire face à ce phénomène ? 

8/ Quelle politique Donald Trump met-il en place à cause de la baisse de la fécondité ? 

 

Vocabulaire :

Lisez la transcription de la vidéo (ci-dessous) puis relevez tous les mots et expressions liés au champ lexical de la famille ; politique familiale ; procréation / des finances / du travail et études:

  • Famille / procréation / politique familiale : vivre en couple, …
  • Finances : coûter cher ...
  • Travail et études : diplômée, avoir un bon travail, ...

 

Production orale :

1/ Un phénomène similaire existe-t-il dans votre pays ?

2/ Faites des recherches si nécessaire et décrivez la politique familiale en vigueur dans votre pays. Comparez avec la politique française (en discutant avec votre professeur) et/ou celle des Etats-Unis.

  • Les familles perçoivent-elles des allocations à l’arrivée d’un premier enfant ?
  • Combien de temps le congé maternité dure-t-il ? Le salaire est-il versé en totalité / partialité ? 
  • L’homme a-t-il droit à un congé parental ou paternité ? Quelle est sa durée ?
  • Est-il facile d’inscrire son enfant à la crèche ? Est-ce gratuit / public / privé / cher … ?
  • A quel âge les enfants doivent-ils aller à l’école légalement ?

3/ Quelles mesures sont-elles les plus attrayantes selon vous ? Pourquoi ?

4/ Que pensez-vous des mesures prises par les grandes entreprises américaines pour garder les femmes à “haut potentiel” ?  Si vous êtes une femme, seriez-vous intéressée par cette mesure ?

 

Transcription de la vidéo :

Kelley Dennings a 43 ans, elle vit en couple depuis 22 ans. Diplômée, elle a un bon travail dans une ONG et vit dans une maison avec un petit jardin, à quelques minutes du centre de Washington. Tous les éléments étaient tracés pour qu’elle fonde une famille typiquement américaine et pourtant, elle et son compagnon ont fait un choix, parfaitement assumé.

Kelley : “Quand j’ai eu 30 ans, j’ai tout simplement décidé que les enfants, ce ne serait pas pour moi. J’étais concentrée sur ma carrière, passionnée par mon métier. Je ne voyais pas comment des enfants pouvaient s’insérer là-dedans. Avec mon compagnon, on adore voyager, on voudrait aussi partir à la retraite plus tôt, tout ça c’est plus facile sans enfants”. 

Kelley Dennings fait partie de ces Américaines qui font baisser le taux de fécondité dans le pays. Il vient d’atteindre son plus bas niveau depuis 32 ans. Aux Etats-Unis, le taux de fécondité n’est plus que de 1,72 enfants par femme contre 1,87 en France. 

Selon les démographes, il faut un taux de 2,10 pour assurer le renouvellement de la population. Pour certains scientifiques, l’avenir du pays est en jeu. Pour d’autres, il ne s’agit que d’une chute temporaire. Les femmes attendent aujourd’hui d’avoir fait leur carrière pour avoir des enfants et la médecine leur offre des grossesses bien après 40 ans. Mais pour cette professeure de Santé Publique, c’est le système américain qui est en cause, dans un pays où le congé maternité payé n’existe pas.

Donna Strobino : “Ca coûte très cher de fonder une famille dans ce pays, et ici, nous n’avons aucun système d’aides, d’allocations ou de garde d’enfants, comme ce que vous avez en Europe. On dit que les mères et les enfants font partie des valeurs américaines, mais en fait, on ne fait rien pour inciter les femmes à avoir des enfants.

Et c’est bien ce qui a freiné Jason et Kristina Salguero. Ce couple de cadres de la banlieue de Washington a un fils de 5 ans, un enfant unique. Dans ce pays où il n’y a pas d’école publique avant 6 ans, la crèche leur coûte 2000 euros par mois. Malgré leurs salaires plutôt confortables, pour eux, pas question d’envisager un petit frère ou une petite soeur.

Jason : “ On y réfléchit à deux fois. Car faire un deuxième enfant, repasser par toutes ces dépenses. Ici, vous savez, on est obligé de penser au pire, un accident, une grosse dépense imprévue. Avec un deuxième enfant, ça nous prendrait notre marge de sécurité financière. “

Ils doivent aussi anticiper l’avenir de leur fils dans 15 ou 20 ans, quand il fera des études, une enclume au-dessus de la tête de tous les parents, c’est un coût faramineux de plusieurs centaines de milliers d’euros. 

Kristina : “Ici, dès qu’on est enceinte, il faut enclencher un plan d’épargne pour les futures études du bébé. Nous aujourd’hui, on n’arrive pas à mettre de côté par mois les 500 euros qui sont conseillés, alors on met moins.”

Jason : “Un deuxième enfant diminuerait les chances de succès de notre fils”.

Pour tenter d’inverser le phénomène, certaines entreprises américaines proposent désormais une solution étonnante. Google, Facebook ou Apple offrent désormais à leurs employées féminines à fort potentiel, celles qui peuvent aspirer à de hauts postes, de congeler gratuitement leurs ovocytes pour leur laisser tout le temps de faire carrière avant d’avoir des enfants sur le tard. Cette situation démographique explique pourquoi Donald Trump qui vient de lancer un nouveau plan d’immigration choisie, ne parle que de mieux encadrer cette immigration et certainement pas de la faire baisser en nombre. Le président américain est bien conscient que dans les décennies à venir son pays ne pourra pas se passer de main d’oeuvre étrangère et de nouveaux immigrants. 

 


 

Correction :

Questions de compréhension :
 

1/ Faites le portrait de Kelley Dennings. Elle 43 ans, elle vit en couple depuis 22 ans. Diplômée, elle a un bon travail dans une ONG et vit dans une maison près de Washington. Elle a choisi de ne pas avoir d’enfant malgré sa bonne situation financière. 

2/ Pourquoi a-t-elle choisi de pas avoir d’enfants ?

  • Passionnée par son métier
  • Concentrée sur sa carrière
  • Elle adore voyager avec son compagnon et voudrait partir à la retraite plus tôt → c’est plus facile sans enfant

3/ Pourquoi les femmes retardent-elles la venue de leur premier enfant ? Elles font d’abord carrière et la médecine offre la possibilité d’avoir un enfant après 40 ans.

5/ Quel est l’opinion de la Professeure de Santé Publique ? La politique gouvernementale américaine n’incite pas à avoir des enfants. Le congé maternité payé n’existe pas. Il n’y pas d’aides ou allocations. 

6/ Pourquoi les Salguero ont-ils choisi d’avoir seulement un enfant ? Avoir un enfant coûte cher (les études surtout). Ils doivent anticiper les dépenses imprévues : un accident, les études des enfants (plusieurs centaines de milliers d’euros).  

7/ Quelles solutions proposent les compagnies pour faire face à ce phénomène ? Congeler les ovocytes gratuitement des femmes à (haut potentiel) pour qu’elle puissent faire carrière en premier. 

8/ Quelle politique Donald Trump met-il en place à cause de la baisse de la fécondité ? Il parle d’encadrer l’immigration mais pas de la limiter car les Etats-Unis ont besoin de main d’oeuvre. 

 

 

Vocabulaire :

Champ lexical de la famille / politique familiale / de la procréation : fonder une famille, baisser le taux de fécondité, le renouvellement de la population, la médecine, grossesses après 40 ans, le congé maternité, système d’aides, d’allocations ou de garde d’enfants, inciter les femmes à avoir des enfants, un fils de 5 ans, un enfant unique, pas d’école publique avant 6 ans, la crèche, être enceinte, congeler gratuitement leurs ovocytes, avoir des enfants sur le tard

Champ lexical des finances : coûter cher, ces dépenses, une grosse dépense imprévue, enclencher un plan épargne, mettre de côté, salaires confortables, marge de sécurité financière, anticiper l’avenir, un coût faramineux de plusieurs centaines de milliers d’euros 

Champ lexical des études / du travail : être concentré(e) sur sa carrière, passionné(e) par son métier, faire carrière, Ce couple de cadres, leurs employées féminines à fort potentiel, main d’oeuvre étrangère, aspirer à de hauts postes, 

 



juliezefrench

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